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12 mars 2008

Plus de poilu !

Lazare Ponticelli,

le dernier poilu survivant de la première guerre mondiale,

est décédé à l'âge de 110 ans.

Un hommage national lui sera rendu lundi matin

sous la forme d'une messe aux Invalides à Paris.

 

  

Voici donc son morceau préféré,

nous le savons par une source sûre,

son coiffeur. 

Étonnant ! 

 

 

 
Pavement
Cut Your Hair (1993)
 
 
 
 
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Si tu es curieux
clic sur les cheveux! 
 

 

19:50 Publié dans Agitation / Réaction | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : poilus, pavement, video, musique |

Commentaires

En hommage aux poilus :

(Des soldats de la Guerre 14-18. Ils sont en permission. Volpatte, Tirette et Blaire sont des soldats, Adolphe est le mari de « la dame ».)

— La vie des tranchées, c'est dur, n'est-ce pas ?
— Euh... Oui... Ah ! dame, c'est pas rigolo toujours...
— Quelle admirable résistance physique et morale vous avez ! Vous arrivez à vous faire à cette vie, n'est-ce pas ?
— Mais oui, dame ! On s'y fait très bien.
— C'est tout de même une existence terrible et des souffrances, murmure la dame en feuilletant un journal qui contient quelques terribles photos de terrains bouleversés. On ne devrait pas publier ces choses-là, Adolphe !... Il y a la saleté, les poux, les corvées... Si braves que vous soyez, vous devez être malheureux ?
Volpatte, à qui elle s'adresse, rougit. Il a honte de la misère d'où il sort et où il va rentrer. Il baisse la tête et il ment, sans peut-être se rendre compte de tout son mensonge :
— Non, après tout, on n'est pas malheureux... C'est pas si terrible que ça, allez !
La dame est de son avis :
— Je sais bien, dit-elle, qu'il y a des compensations ! Ça doit être superbe, une charge, hein ? Toutes ces masses d'hommes qui marchent comme à la fête ! Et le clairon qui sonne dans la campagne : « Y a la goutte à boire là-haut !» ; et les petits soldats qu'on ne peut pas retenir et qui crient : « Vive la France ! » ou bien qui meurent en riant !... Ah ! nous autres, nous ne sommes pas à l'honneur comme vous : mon mari est employé à la Préfecture et, en ce moment, il est en congé pour soigner ses rhumatismes.
— J'aurais bien voulu être soldat, moi, dit le monsieur, mais je n'ai pas de chance : mon chef de bureau ne peut pas se passer de moi.
(...)
— Chacun son métier, mon brave, dit à Tirette, à l'autre bout de la table, un homme dont la physionomie est colorée de teintes puissantes. Vous êtes des héros. Nous, nous travaillons à la vie économique du pays. C'est une lutte comme la vôtre. Je suis utile, je ne dirai pas plus que vous, mais autant.
Je vois Tirette — le rigolo de la bande ! — qui fait des yeux ronds dans la fumée des cigares, et je l'entends à peine dire d'une voix humble et assommée :
— Oui, c'est vrai... Chacun son métier.
Nous sommes partis en douce. Quand nous quittons le Café des Fleurs, nous ne parlons guère. Il nous semble que nous ne savons plus parler. Une sorte de mécontentement crispe et enlaidit mes compagnons. Ils ont l'air de s'apercevoir que, dans une circonstance capitale, ils n'ont pas fait leur devoir.
— Tout c'qu'i' nous ont raconté dans leurs patois, ces cornards-là ! grogne enfin Tirette avec une rancune qui sort et se renforce à mesure que nous nous retrouvons entre nous.
— On aurait dû s'saouler aujourd'hui ! répond brutalement Paradis.
On marche sans souffler mot. Puis au bout d'un temps :
— C'est des moules, des sales moules, reprend Tirette. Ils ont voulu nous en foutre plein la vue, mais j'marche pas ! Si j'les r'vois, j'saurai bien leur dire !
— On n'les reverra pas, fait Blaire.
— Dans huit jours, on s'ra p't'êt' crevés, dit Volpatte.

Henri Barbusse. Le Feu.

Flammarion / J'ai lu.

Écrit par : PMB | mercredi, 12 mars 2008 20:48

ouh ouh ouh ouh ouh... ouh ouh !

Lire Barbusse en écoutant Pavement... c'est revigorant.

Merci PMB

Écrit par : Heureux | mercredi, 12 mars 2008 23:50

Nicolas Sarkozy, président de la République : « J'exprime aujourd'hui la profonde émotion et l'infinie tristesse de l'ensemble de la Nation alors que disparaît Lazare Ponticelli, dernier survivant des combattants français de la Première Guerre mondiale. Je salue l'enfant italien venu à Paris pour gagner sa vie et qui choisit de devenir Français. (...)"

Nicolas Sarkozy : "Je salue l’état de santé d’Ivan, l’enfant russe sans-papiers grièvement blessé en chutant accidentellement du 4e étage de son immeuble lors d’une tentative d’interpellation de ses parents à Amiens."

Écrit par : f | jeudi, 13 mars 2008 11:37

 
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