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07 avril 2009

Absence

La ménagerie du zoo s'est échappée, elle s'est mise à la musique.

Quelques dragons de Komodo se sont reconvertis à la politique.

Mais après tout on s'en fout, on coupe la radio, la télé, et internet.

En mode absent.

Bonne journée !

 

Psapp
I Want That (2009)

 

 

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Décidemment le duo londonien Psapp (prononcer Psapp)
a toujours très bon goût en matière de clip vidéo.

Ils nous avaient époustouflés il y a 3 ans avec celui de "Hi"
que nous vous avions montré
(tout en bas, la chorégraphie à la Busby Berkeley),
et ils recommencent aujourd"hui.

clic sur le bateau pour naviguer vers leur espace.

10:18 Publié dans Oh mon beau miroir | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : psapp, musique, video |

Commentaires

Lettre ouverte aux spectateurs citoyens

Par Chantal Akerman, Christophe Honoré, Jean-Pierre Limosin, Zina Modiano, Gaël Morel, Victoria Abril, Catherine Deneuve, Louis Garrel, Yann Gonzalez, Clotilde Hesme, Chiara Mastroianni, Agathe Berman et Paulo Branco.

Artistes et producteurs engagés, nous nous sommes dévoués tout au long de notre carrière à la promotion d’un cinéma différent, un cinéma ouvert et exigeant.

Vous avez fait vivre nos œuvres, les portant, les reconnaissant ou les rejetant. Tout au long de notre carrière, nous avons poursuivi la même ambition  : diffuser notre travail et le partager avec vous. Tout au long de notre carrière, mille obstacles se sont présentés à nous, qu’ils aient été techniques, matériels ou économiques.

Aujourd’hui, nous avons la chance de vivre une révolution numérique qui nous permettra, dans un futur très proche, de lever nombre de ces obstacles et d’ouvrir notre cinéma à toutes et à tous.

Aujourd’hui, certains craignent cette révolution et craignent pour leur monopole. La loi Création et Internet répond à une angoisse légitime, que nous partageons  : celle de voir les œuvres dévalorisées et ­dégradées par leur diffusion piratée sur ­Internet.

Pourtant, cette loi, qui prétend se poser en défenseur de la création, ne fait qu’instaurer un mécanisme de sanctions à la constitutionnalité douteuse et au fonctionnement fumeux.

Fruit d’un lobbying massif, fondée sur la présomption de culpabilité, la loi Création et Internet crée l’Hadopi, une haute autorité contrôlée par l’exécutif et qui pourra, sans qu’aucune preuve fiable ne soit apportée et sans qu’aucun recours gracieux ne soit possible, couper durant une durée extensible à l’infini la connexion Internet d’un usager.

Pis, et contrairement à ce qui a été écrit ici et là, aucune disposition législative ne prévoit que cette procédure se substitue aux pour­suites pénales et civiles, faisant de la double peine une réalité envisageable.

Alors que le Parlement européen vient, pour la troisième fois en quelques mois et à la quasi-unanimité, de qualifier l’accès à Internet de droit fondamental, alors qu’aux Etats-Unis le modèle de riposte « graduée » se fissure et que le reste du monde met l’accent sur la poursuite de ceux qui font commerce du piratage, le gouvernement français s’obstine à voir dans les utilisateurs, dans les spectateurs, des enfants immatures à l’origine de tous les maux de l’industrie ­cinématographique.

Démagogique, techniquement inappli­cable, bêtement ignorante des nouveaux procédés de téléchargement et purement répressive, cette loi est aussi un rendez-vous manqué. Ne prévoyant aucune forme de rétribution nouvelle pour les ayants droit, la loi Création et Internet ne s’adresse ni au cinéma dans sa diversité, ni aux spectateurs. Ne constituant qu’une ultime et vaine tentative d’éradiquer le piratage par la sanction, sans se soucier de créer une offre de téléchargement légale, abordable et ouverte sur Internet, elle ne répond à aucun des défis aujourd’hui posés par les nouvelles technologies, alors même qu’une réaction créative et forte de l’industrie cinématographique et des autorités de tutelle dans leur ensemble s’imposait.

Nous ne nous reconnaissons pas dans cette démarche, et appelons à un changement des mentalités. Craindre Internet est une erreur que nous ne nous pouvons plus nous permettre de faire. Il est temps d’accepter et de nous adapter à ce « nouveau monde » où l’accès à la culture perd son caractère discriminatoire et cesser de vouloir en faire une société virtuelle de surveillance où tout un chacun se sentirait traqué.

Que ce soit par un système de licence globale ou par le développement d’une plateforme unifiée de téléchargement des œuvres à prix accessibles et sans DRM, il faut dès aujourd’hui des réponses posi­tives à ce nouveau défi, et se montrer à la hauteur des attentes des spectateurs. L’heure est à la réinvention et à l’émerveillement, et non pas à l’instauration d’un énième dispositif répressif.

Conscients de la nécessité qu’éprouvent les ayants droit, dont nous sommes, à trouver de nouveaux modes de rétribution et d’en finir avec le piratage.

Confrontés à un dispositif essentiellement conservateur, ­liberticide et démagogique qui ne s’attaque à aucun des enjeux réels de la révolution numérique et ignore ­volontairement les intérêts du cinéma d’auteur. Et en réaction aux nombreuses tribunes rédigées par des institutions et des lobbies s’exprimant au nom d’une profession qu’ils ne représentent que partiellement.

Nous, cinéastes, producteurs et acteurs, marquons avec cette adresse notre refus du dispositif Hadopi et de la loi création et Internet.

Nous appelons tous les amoureux du ­cinéma et des libertés, de la création et de la diversité à faire entendre leur voix auprès de leurs représentants afin d’abandonner tant qu’il est encore temps le dispositif Hadopi et de mettre en place un système plus juste, équilibré et prenant en compte les intérêts de tous.

Contact  : brancojuan(at)gmail.com

Paru dans Libération le 7 avril 2009

Écrit par : adrien (de rien) | mardi, 07 avril 2009 11:39

J'allais le dire...
Mais eux aussi étaient absents au moment où il aurait fallu être là...
Ce qui peut faire douter de la "sincérité" de ce texte.

Écrit par : f | mardi, 07 avril 2009 13:49

J'espère que cet élan contre hadopi va faire des petits! Merci pour la découverte musicale, psapp ça a l'air très sympa!

Écrit par : peaceelrring | mardi, 07 avril 2009 16:11

de rien peaceelring, oui c'est très sympa psapp ;-)

Écrit par : l'homme lisse | mardi, 07 avril 2009 17:25

www.pcinpact.com/actu/news/50231-hadopi-commission-mixte-paritaire-amnistie.htm

Écrit par : f | mercredi, 08 avril 2009 09:30

HS// désolée

délit de solidarité
aujourd’hui.. en France.. accueillir.. accompagner ou simplement aider une personne sans papiers est devenu un délit.. plusieurs personnes ont été récemment inquiétées pour avoir aidé des sans-papiers


en effet .. l’article L 622-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile prévoit que “toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irrégulier d’un étranger en France sera puni d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 30 000 euros“..

donc

aujourd’hui .. mercredi 8 avril .. 5 500 citoyens vont se constituer prisonniers dans plusieurs villes de France.. pour quel délit ?.. avoir aidé des sans-papiers.

.

appel à se rassembler aujourd’hui devant les palais de justice..

liste des villes participantes sachant que ça se passe devant les Palais de Justice sauf précision autre

Toulouse rassemblement Place du Salin à 17h30

pour trouver la vôtre..clic pseudo

Écrit par : le meuble du coin | mercredi, 08 avril 2009 09:56

 
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