Avertir le modérateur

« Miam miam pour une personne | Page d'accueil | Les temps changent »

18 septembre 2009

Sieste crapuleuse

J'ai fait un rêve étrange...

Une quinzaine de personnes de tous âges et des deux sexes, tous en sous-vêtements, qui se trémoussaient ensemble sur la musique que jouait un gars barbu et impassible, assis au milieu...

C'était un peu flou, comme des photos de David Hamilton...

Le truc un peu pourri, tu vois...

En plus il y avait des bulles de savon qui volaient tout autour, des ballons, tout le monde était masqué...

Ça m'a fait penser à ce navet de Kubrick avec le chef des scientologues, "Eyes Wide Shut"...

Enfin, tout ça pour te dire que je me suis réveillé de ma sieste en sursaut, en sueur, encore plus fatigué qu'avant de m'allonger !

 

Lawrence Arabia
Apple Pie Bed (2009)

 

3524865534_bd92ff536f_m.jpg

C'est grâce à ce morceau que Lawrence Arabia a gagné cette année le Apra Silver Scroll Award de la meilleure chanson de l'année.

Mais c'est quoi le Apra Silver Scroll Award ?

Ben c'est l'équivalent des Victoires de la musique, mais pour les néo-zélandais.

Et c'est qui Lawrence Arabia ?

Ben pour savoir tu clic clic sur la pochette, nigaud !

 

15:56 Publié dans Perle | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : lawrence arabia, musique, video, sexe |

Commentaires

"navet de Kubrick avec le chef des scientologues, "Eyes Wide Shut"..."

Savez-vous que Lord Nithorynque considère ce film comme étant le meilleur de Kubrick et comme étant un bon film ?




Super, Lawrence Arabia, hein !

Écrit par : Gino Vanelli | vendredi, 18 septembre 2009 17:13

Ecrit par : Gino Vanelli | vendredi, 18 septembre 2009 17:13

Chacun ses goûts !
(Ceci dit, je pense aussi que Eyes Wide Shut est un des meilleurs Kubrick, ce qui permet de savoir ce que je pense du reste !)
Et Lawrence Arabia, super, oui, tout autant que Jack Peñate !

Écrit par : Haaaaaa ? | vendredi, 18 septembre 2009 17:35

L'internet n'oublie rien...


Jean Douchet à propos d'Eyes Wide Shut :

"Kubrick abandonne ici tous les faux-semblants du spectacle de la représentation, non en l'éliminant, mais en manifestant avec éclat son caractère structurellement artificieux.
(...)
[La lumière], aucun autre cinéaste, sauf Stroheim ou Sternberg, ne l'a autant exhibée. Elle est toujours présente, impossible à oublier. D'où vient-elle ? D'une surexcitation en survoltage d'un éclairage par source naturelle. Du décor qui semble, dès lors, étrange. Comme si c'était lui qui renvoyait l'éclairage, illuminait l'intérieur des lieux, éblouissait l'écran. Comme si était inversée la direction de la lumière. Comme si elle avait perdu son sens, donc trahi sa provenance, et, par là, sa signification. (...) l'étalage de cette lumière, intrinsèquement liée à la sensation de richesse, est le sujet profond, qu'il en assure la dramaturgie. pendant deux heures, il nous montre comment notre monde n'est plus éclairé que par la lumière de l'argent, coment elle pénètre et fausse jusqu'à notre vie la plus intime, comment elle égare notre rapport vrai au réel, interdit un contact clair à l'autre. La première phrase est : "où est passé mon portefeuille ?". Le dernier mot sera "fuck" (baiser), comme ultime tentative (le dialogue entre le mari et la femme est explicite) pour échapper à l'aliénation, se retrouver en couple, et peut-être alors, peut-être enfin, se trouver soi-même.
(...)
On passera de la brillantissime réception du début chez les ultra-milliardaires , où l'argent se visualise et semble pleuvoir sans retenue en rideau de lumière, à la scène finale du grand magasin, plus réaliste apparemment, où l'on perpétue chez l'enfant le syndrome de l'émerveillement marchand au moment des achats de Noël. (...) Pas un moment où l'argent, soit directement, soit symboliquement, ne manifeste sa présence et son emprise. Pas un moment où la lumière, les lumières - car chaque scène a son éclairage signifiant - n'illusionnent la vision du monde. Même et surtout le fondement de l'existence, le sexe. La lumière cancérise le désir puisqu'elle fait de l'argent la clé, donc le but, de sa satisfaction. Tous en seront victimes, voués à l'impuissance, même et surtout les maîtres du monde pour lesquels l'immensité de la richesse débouche sur un voyeurisme stérile et inhibé. L'errance de notre héros, au sourire béat de good boy, sera donc sexuelle. Elle se doit d'aboutir au mot "fuck". Son salut, notre salut, dépend du rapport concret, accepté, de l'autre, de la force intacte d'un vrai désir retrouvé, d'un retour au sentiment du sublime mystère de l'accouplement. Cette errance est une quête du sacré.
C'est ici qu'interviennent l'image et le son. La lumière force l'image, et par là intensifie la représentation. (...) [la] beauté fonctionne comme un leurre. (...) Sous son faux-semblant de splendide apparat, [Kubrick] ne présente qu'un simulacre, qu'un travesti de la beauté. (...) Le rituel qu'organise sans cesse la mise en scène est tout aussi trompeur, et cette dernière ne cesse de démonter l'artifice mensonger sur lequel elle est construite. Rien ne résiste, tout est façade. Derrière se cache un vide immense, tragique et désolant.
(...)
Dans des sociétés qui ont vendu leur âme, on ne peut plus peindre la beauté, juste son évocation et son regret. Il faut passer par l'aspect négatif de la représentation pour tenter de retrouver la règle du jeu, pour avancer, malgré tout, les yeux grands fermés."

(Jean Douchet, 20 décembre 2000)

Écrit par : Lord Nithorynque | samedi, 19 septembre 2009 16:05

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu