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13 mars 2008

Ku-Koo ! Ku-Koo !

Rappel préalable pour la bonne compréhension de cette note:

Le Ku-koo est le bruit charmant émanant de la bouche du coucou mâle en Avril, période des amours. On peut aussi entendre des « Kuk-kuk-kuk-oo », ou parfois, juste un « Kuk ».
Quand il est excité, le mâle lance un court « Gowk Gowk Gowk ».
Le cri typique de la femelle est un rapide « Puhuhuhuhuhu ». Tout ça est naturellement vrai, c'est ici mais pas .

 

Donc voilà,

il y a de cela 1 mois dans la belle ville rose, Toulouse, pas de « Kuk-kuk-kuk-oo » ou de « Gowk Gowk Gowk » mais plutôt des « Huî-ou ! Huî-ou ! » , célèbre bruit de guerre du canard siffleur.

C'était le temps où Jean-Luc Forget (tête de liste Modem) cancanait un peu partout « je ne serai pas un coucou qui niche dans les idées des autres car on en oublie ses propres convictions », et « je veux rompre avec les habitudes qui sous le V° République ont généralement amené les centristes à rallier le camp de la droite ». Je suis un canard siffleur, moi !

Huî-ou ! Huî-ou !

Huî-ou ! Huî-ou !

A la remarque de Gilbert Laval (Libétoulouse) concernant le départ d'Elisabeth Husson (présidente départementale du Modem) chez Moudenc, notre super canard siffleur lui avait répondu « Oui, mais du coup, elle est suspendue. Nos militants ont voté à 86% pour la présence d’une liste autonome du Modem et voilà que leur présidente s’en va en catimini s’asseoir dans un fauteuil en face. Qu’est ce que c’est que cette façon de faire de la politique ? »

Huî-ou ! Huî-ou !

 

Et contre toute attente, avant-hier, un méga-coucou est né. Jean-Luc est devenu le n°3 de la liste Moudenc. Six autres co-listiers Modem font partie de ce majestueux vol de coucous dans le ciel toulousain. 

 

Ku-Koo ! Ku-Koo ! 

Gowk Gowk Gowk !

Puhuhuhuhuhu !

Kuk ! Kuk !

 

 

 


Orange Juice

Rip It Up (1982)

 

 

 

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12 mars 2008

Boire, pour oublier ?

Bizarre, bizarre.

J'ai dit bizarre ?

Oui, bizarre que le ralliement du Modem à la liste UMP à Toulouse me reste tellement en travers de la gorge... Après tout, ça ne fait que conforter l'opinion que j'ai du Modem depuis qu'il existe, un parti sans idéal, un parti de droite déguisé en parti centriste "de bonne volonté", un parti d'opportunistes... 

Malgré tout, je ne digère pas cette fusion toulousaine.

J'ai cherché comment faire un billet avec tout ça, trouver un angle d'attaque, un titre (pour le titre, j'avais "Modem Life Is Rubbish", dont j'étais assez fier), etc...  

Et puis ras-le-bol ! 

 

Alors hier soir, pour penser à autre chose, j'ai ouvert ce livre que je n'avais pas relu depuis longtemps, "Mon dernier soupir" de Luis Buñuel. Une autobiographie (semble-t-il assez enjolivée) qui se déguste écrite par un cinéaste (avec l'aide de son ami le scénariste Jean-Claude Carrière) que j'affectionne . Et je suis retombé sur ce passage qui m'a donné soif :

 

"Dans un bar, pour provoquer ou entretenir une rêverie, il faut du gin anglais. Ma boisson préférée est le dry-martini. Étant donné le rôle primordial que le dry-martini a joué dans cette vie que je raconte, je dois lui consacrer une page ou deux. Comme tous les cocktails, le dry-martini est probablement une invention américaine. Il se compose essentiellement de gin et de quelques gouttes d'un vermouth, de préférence du Noilly-Prat. Les véritables amateurs, qui aiment leur dry-martini très sec, allaient jusqu'à prétendre qu'il fallait simplement laisser un rayon de soleil traverser une bouteille de Noilly-Prat avant d'aller toucher un verre de gin. [...]

Autre recommandation : il faut que la glace utilisée soit très froide, très dure, pour qu'elle ne lâche pas d'eau. Rien de pire qu'un martini mouillé.

Qu'on me permette de donner ma recette personnelle, fruit d'une longue expérience, avec laquelle j'obtiens toujours un assez vif succès.

Je mets tout le nécessaire dans le réfrigérateur le jour qui précède la venue de mes invités, les verres, le gin, le shaker. J'ai un thermomètre qui me permet de vérifier que la glace est à une température d'environ vingt degrés en-dessous de zéro. 

Le lendemain, quand mes amis sont là, je prends tout ce qu'il me faut. Sur la glace très dure je verse d'abord quelques gouttes de Noilly-Prat et une demi-cuillerée à café d'angostura. J'agite le tout, puis je vide. Je ne garde que la glace, qui porte la trace légère des deux parfums, et sur la glace je verse le gin pur. J'agite encore un peu et je sers. C'est tout, mais il n'y a rien au-delà." 

 

Et puis je me suis rappelé cette scène, dans "Le Charme Discret de la Bourgeoisie" du même Buñuel, avec ce bourgeois qui explique comment confectionner un dry-martini, et qui se moque du pauvre chauffeur qui ne sait pas le boire...

 

Et puis je me suis souvenu de ce morceau des Pixies, "Debaser", dans lequel Frank Black chantait :

"don't know about you
but i am un chien andalusia
i am un chien andalusia
i am un chien andalusia
i am un chien andalusia
wanna grow
up to be
be a debaser..."

en hommage au "Chien Andalou", toujours Luis Buñuel...

 

Et voilà, j'avais oublié le Modem toulousain, et j'avais écrit un billet.

 

Sans boire ! 

 

 

 
Extrait de "Le Charme Discret de la Bourgeoisie"
réalisé par Luis Buñuel (1972) 

 

 

 
The Pixies
Debaser (1989) 

 

10 mars 2008

L'avantage...

A Toulouse en 2001, à l'issue du 1er tour l'ensemble de la Gauche totalisait 50.5 % et la Droite 49.5 %, pour faire dans le très simpliste.

C'était gagné, la ville rose allait devenir rose. Pfff ! Tralali oust tralala oust !

Vous connaissez la suite. Ouste est devenu maire avec 55 %.

Gnark !

Même pas sous le nez, à vingt mètres du nez...
 

Et hier ?

Et bien hier la Gauche a rassemblé 51 % des électeurs, le Modem 6.3 % et la Droite 42.7 %

Ah ouais 51 % comme en 2001 ?

Donc en restant très simpliste, c'est loin d'être gagné !

 

 

 
LCD Soundsystem
Losing My Edge (2002) 
 
 
 
 
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Si toi ne pas connaître
clic où tu veux sur la pochette
 
 
 
 
 

08:00 Publié dans Agitation / Réaction | Lien permanent | Commentaires (22) | Tags : toulouse, élections municipales, lcd soundsystem, musique, video |

24 janvier 2008

Born Toulouse !

Hier nous vous avons parlé des municipales à Nice, aujourd'hui nous allons visiter Toulouse.

Ô Toulouse !

L'actuel maire, Jean-Luc Moudenc, est un malin. Dans un premier temps conseiller de Dominique Baudis, il est devenu maire suite à la démission de Philippe Douste-Blazy (alors nommé ministre de la santé).

Nous pouvions penser qu'avoir été un proche de Mickey d'Orsay aurait pu déteindre sur le personnage, et lui faire commettre gaffe sur gaffe...

Mais non, le bonhomme se révèle finaud, et se trouve un nouveau mentor en la personne de Notre Grand et Vénéré Leader.

Prenant exemple sur son action, il réussit à débaucher deux socialistes, une Modem, une Verte, et un rugbyman qui a "une culture de gauche et des tendances à droite". Ça ne vous rappelle personne ?

Bouducon ! Il est aussi balèze que Boulez, le gonze !

Il arrive même à faire écrire partout qu'il est candidat "UMP centriste" ! C'est quoi, ça ? Un truc dur au milieu mais fondant autour ?

Il faut dire qu'un de ses adversaires est un candidat Modem, un vrai, qui ne tourne pas sa veste au gré du vent (enfin, pas avant le deuxième tour, faut pas déconner non plus, hein ?).

Oublions le candidat Front National, qui ne devrait pas vraiment peser lourd dans la balance.

Toulouse ville rose tiède...

Et en face, qu'est-ce qui se passe ? Plus ou moins la même chose : la liste de Pierre Cohen, député socialiste de la Haute-Garonne, comprend pas mal de personnalité de la vie civile, quelques communistes, des verts, et bien sur des radicaux de gauche...

Et la caution artistique avec le chanteur de (feu) Zebda, Magyd Cherfi, en position non-éligible.
La même tambouille, à peu de choses près.

Toulouse ville rose tiède...

Ajouter :
une liste rassemblant la gauche alternative , écologiste et altermondialiste avec en tête un ex du PS,
une liste LCR-Motivé(e)s,
une liste Lutte Ouvrière,
et sans doute quelques hurluberlus supplémentaires.

Ville étrange, qui vote à gauche pour toutes les élections, sauf pour les municipales...

Quoi que, cette fois, la droite à un peu de mouron à se faire, au vu du dernier scrutin local (aux législatives, Moudenc a été largement devancé par son opposante PS), et même des dernières estimations effectués auprès d'un chien, d'un vieil homme sur un banc, et de quelques pigeons par OpinionWay (mais il est vrai que les prétendants au fauteuil ne sont plus tout à fait ceux cités par le sondage)...

Plus d'infos sur les municipales à Toulouse , et ...

 

Au moins les toulousains échappent pour l'instant au syndrome "Star de la télé has-been" !!!

A moins que Dominique Baudis ne repointe le bout de son nez sur les berges de la Garonne ?

 

 

 
 
Lord Large Feat. Dean Parrish
Left, Right & Centre (2006) 
 
 
 
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 (clic clic sur la pochette pour plus d'infos !)



Pour l'anecdote, ce petit joyau de Northern Soul a été composé par Paul Weller (chanteur de The Jam et de The Style Council, avant d'entamer une carrière solo) à l'âge de quinze ans...

En bonus, la version de The Jam (une démo, avec un son assez moyen, malheureusement) :

 
 
The Jam
Left, Right & Centre (197?) 
 

 

07:00 Publié dans Agitation / Réaction | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : toulouse, élections municipales, moudenc, cohen, video, musique, the jam |

 
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